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lundi 17 septembre 2012

Une rando sur laquelle on ne jette pas d'huile : "Sur le Freux"

Tout d'abord, un grand merci à toute celles et ceux qui auront rigolé, voir même juste esquissé un sourire devant cette magnifique vanne contenue dans le titre du billet.

Je crois qu'après cela, je peux prendre ma retraite de la vanne tranquille, j'ai atteint le top du top.

Mais revenons-en à cette fameuse rando.

Dimanche matin, c'est accompagné du petit Poulet et de la Cacahuète (mais pas de la Poulette qui était bien malade), que je suis monté jusqu'à Montcharvin, un village niché au creux du...je vous le donne en mille : le Mont Charvin (le mec qui a proposé le nom du village était un visionnaire, un imaginatif à n'en pas douter)

Puis après avoir suivi une petite route jusqu'au lieu dit des Fontanettes, nous avons abandonné tout moyen de locomotion motorisé pour nous concentrer sur la marche et attaquer cette rando que j'avais sélectionné sur Internet pour son côté "ultra facile et familiale"

J'en profite pour dire que le mec qui a fait cette fiche rando a intérêt à changer d'identité et de visage car j'ai lancé la mafia ukrainienne à ses trousses! En fait de "ultra facile et familiale", c'est une montée bien raidasse d'1h30 qui vous attend jusqu'au fameux chalet d'alpage "Sur le Freux" et ceci en plein soleil car ce versant ne présente pas un arbre...



Vue sur les Aravis
Ceci dit, la vue sur les Aravis à main gauche et sur les Bauges (mais faut se tourner car c'est dans le dos, sauf si vous marchez à reculons) est tout de même bien sympatoche.

Pour se donner du courage avant la montée, vous pouvez aussi déguster un bon repas au restaurant des Fontanettes qui propose tout ce que la gastronomie savoyarde fait de mieux.

Reste ensuite cette fameuse montée sur un chemin bien dessiné, car sur une route carrossable. Vous marcherez en fait sous le mont Charvin que des courageux en nombre attaquaient hier lors de notre passage.


C'est pas le Charvin, mais une piste de luge idéale!

Et puis, au bout d'une heure d'effort, le chalet convoité apparait


Tout petit la haut le chalet...

Ce fut tout de même une chouette balade, le petit Poulet s'étant montré très courageux en ne ralant pas une seule fois. Et puis, même quand on en bave bien, on oublie tout quand on ouvre les yeux!




lundi 28 mai 2012

Une balade bien Pourrie...

C'est avec conviction et envie que j'ai fait aujourd'hui ma première rando de l'année direction la Roche Pourrie, sommet d'environ 1900m dans le massif du Beaufortain.

Eh oui, je ne peux m'empecher de jouer sur les mots tellement les noms des montagnes s'y prettent dans le coin! Et je peux vous dire que vous avez échappé au pire car je devais aller au départ à Lancebranlette...


Dès le départ (chalet des Chappes), la vue côté torrent du Doron donne sur le Val d'Arly une très jolie perspective sur le mont Charvin et la ville qu'il protège : Ugine



En se tournant, on voit le sommet du jour, j'ai nommé : la Roche Pourrie (je ne sais pas qui nomme les montagnes, mais entre le col de la Louze, la Dent de Cons, le goulet de la Trouye, y'a de quoi se marrer)


A noter, qu'une seconde après cette photo, une coulée de neige a formé une avalanche venue mourir sur le sentier que l'on aperçoit au fond, à environ 1km, emportant dans son passage des rochers et un arbre dans un bruit fracassant...ça met en confiance!

Voulant éviter ce couloir, j'ai opté pour le sentier des crêtes. Après une montée raide en forêt, j'ai débouché sur l'arrière de la Roche Pourrie



Le Mont Mirantin
Comme on le voit sur la première photo, la neige présente sur le sentier m'a obligé à faire demi tour, c'était trop dangereux.

Je suis redescendu pour emprunter le sentier principal, et donc remonter à nouveau...ça fait les cuisses!


Comme je suis un ouf malade et surtout que j'ai vraiment pas de bol, je me suis trompé à une intersection et au lieu de prendre le chemin "familial" je me suis retrouvé sur le sentier de la mort que voici...Autant vous dire que j'en ai bavé...Le sommet apparait au bout du sentier (oui, en haut de la pente raide comme pas possible) J'ai failli mourir 10 fois à peu près, surtout lorsqu'en prenant appui sur une plaque de neige, celle-ci s'est dérobée et m'a fait glisser jusqu'au bord du ravin, une jambe pendant dans le vide et ma main accrochée à une touffe d'herbe.



Finallement, le sentier s'étant éboulé en grande partie vers la fin du parcours, j'ai du rebrousser chemin à environ 50m du sommet... En redescendant, j'avais une jolie vue sur la combe de Savoie et Albertville (mais bon j'ai plutot regarder où je mettais les pieds...)

vendredi 16 septembre 2011

Balade à la Cons

Dans mes pérégrinations montagnardes 2011, j'avais peut être omis de raconter ici que je m'étais quelque peu égaré en juin dans le massif en face de chez moi qui mène à la fameuse Dent de Cons.

Pour faire court, j'avais dû faire appel à ma Poulette pour venir me chercher après avoir erré pendant 2h dans une forêt et débouché sur une route goudronnée sans la moindre idée de l'endroit où je me trouvais...

Ne souhaitant pas rester sur un échec, et parceque je suis un vaillant (vais pas me laisser emmerder par une montagne avec un nom pareil!), j'ai décidé de partir à l'assaut une nouvelle fois de ce mont pas si haut que ça (2064m).

Manque de bol, quand je me suis levé, il pleuvait légèrement. Heureusement, ma météo géo-localisé au cm près m'annonçait du beau temps à partir de 9h. Plein de confiance et optimiste j'ai enfilé le sac à dos, chaussé les godasses de montagnes, ajusté mon slip, et hop c'était parti!

Cette fois, je suis montéen voiture jusqu'au parking (donc pas comme la dernière fois). Situé à 1180m, le parking du Raffort est le point de départ de la boucle de la Dent de Cons, mais également de 2/3 autres balades du même acabit.



Autant dire que ça monte raide direct! Le panneau qui indique dès le départ "réservé aux bons marcheurs" n'est pas là pour rien. La bruine qui tombait légèrement n'arrangeait rien. Mais je suis courageux et pugnace, je continue.

Après environ 30min de montée bien raidasse qui casse les papattes, me voilà arrivé au Fort de la Batterie qui domine Ugine.


La pluie ne tombe alors plus, et je me dis que ce f..c..in' brouillard va bien finir par se lever, car mine de rien je devrais déjà avoir un superbe point de vue sur le Val d'Arly.

Pour vous donner une idée, ça donnait à peu près ça ce que je voyais :



Ambiance mystique à l'écossaise bien sympa mais quand même...Surtout avec le panneau qui indique la présence de lynx et de loups dans le coin.
Aller, maintenant que je suis là (et croyant toujours aux prévisions météo tel Anne Sinclair croyant en la fidélité de son époux), je décide de continuer.

Après ce bref répit, la montée reprend de plus belle, et ainsi durant 2h. Ereintant, mais agréable car le chemin est plutot forestier donc à l'ombre et très joli.

Au bout de 2h, me voilà au pied de la Dent, vraiment épuisé, et le brouillard est toujours là...ce qui m'embete sérieusement car il y a une crete très aérienne à franchir, et je suis seul. Autant dire qu'être le point culminant d'une montagne  et marcher sur une chemin large de 50 cm avec 2000m de vide de par et d'autre alors que je ne vois pas au delà de 5m devant et derrière moi, ça m'a moyennement amusé...Mais merde, je n'en ai pas bavé autant pour monter ici et redescendre sans avoir touché cette fameuse Dent qui semblerait me narguer si seulement je la voyais au travers de la brume.


Je fais le signe de croix, je prie St Bernard (patron des montagnards) et je fais attention à chaque pas vu qu'il a plu toute la nuit et que les cailloux sont aussi glissants que Bernard Tapie face à un juge.

Mais c'est moche, il me faut renoncer à une dizaine de mètres du sommet, le bout de cette crete étant constitué d'un rocher à escalader, ce que je renonce à faire au bout d'un moment, me disant que Louise et ma toute nouvelle épouse aimeraient bien me voir rentrer en un seul morceau.

Dommage, car j'aurais aimé pouvoir faire la boucle, et là je dois rebrousser chemin. Mais promis, je reviendrais titiller cette Dent telle la fraise du dentiste.

Sauf que cette fois je partirais sous le soleil et par l'autre versant visiblement moins raide...

samedi 9 juillet 2011

Pourtaaaaaant, que la montagne est beeeeeelleuuuuh

Lundi matin, fou que je suis, j'étais à 7h en bas de chez moi en tenue de randonneur.

Petit Flashback...
Samedi 25/07, lors d'une soirée, un collègue me dit :
"On fait une rando le 4 juillet, tu viens?
Moi, n'écoutant qu'à moitié... : "Ouais ça roule!"

Sauf que les collègues en question sont des fous de montagnes et que moi je fais une rando par an en moyenne montagne. Aller, pas grave, même pas peur et en plus j'ai pris des Pépitos!

Du coup, nous voilà partis pour Méribel, plus précisément Mottaret, et encore plus précisément la réserve de la Tueda.

Quand j'ai vu mes 2 collègues régler leur montre-altimètre j'ai compris que j'allais douiller...Mais au moins j'ai appris que nous étions à 1600m.

Aller hop, c'est parti direction le Col du Souffre (ça fait un peu peur...)

Après une montée un peu raidasse d'environ 1h, nous sommes parvenus à un très beau plateau juste sous le Pic du Fruit (rien à voir avec de l'Oasis, ça concerne en fait le lait pour faire le fromage, une fruitière étant la fabrique de fromage)


Un kern

Le Pic du Fruit

Et là, magie de la nature, nous avons aperçu plein de marmottes qui batiffolaient gaiement dans les herbes hautes auprès du torrent des Allues. Thierry, l'un de mes collègues, étant un puit de science montagnarde, j'ai pu apprendre que ce torrent charriait du gypse, d'où sa couleur argentée. C'est à peine si Thierry n'a pas communiqué directement avec les marmottes!




Un bébé marmotte qu'on aurait presque envie d'adopter!

Thierry a profiter de cette heure de marche à plat pour m'expliquer plein de trucs sur la montagne et les fleurs, tellement bien que je me sens alors capable de survivre une semaine en totale autonomie en chassant le bouquetin et en mangeant des fleurs! D'ailleurs, nous avons trouvé une Ancolie des Alpes, certainement l'une des fleurs les plus rares de la région.

Nous voici ensuite arrivés au Refuge du Sot, blotti à l'ombre du Mont Coua. Bien évidemment j'ai fait une blagounette à Thierry, ce qui a donné ce dialogue :
"Ca c'est le Mont Coua
-Le Mont quoi?
-Coua
-Quoi le Mont Coua?
-...le Mont Coua
-Oui c'est ce que j'ai dit!
-..."


Stefan et Thierry arrivent au Refuge. Au fond, le Mont Coua


Et là, on a attaqué la VRAIE balade, celle de la mort, celle qui tue les jambes qu'on dirait des torches enflammées. Enfin ça c'était moi, parceque Stefan et Thierry eux étaient peinards comme s'ils faisaient leurs courses à Carrefour.
2h de montée pour faire les 600m de dénivelés restants.
 Nous avons étés arretés par la pluie à 2600m, juste au pied du glacier de la Gebroulaz, source du torrent des Allues (souvenez vous, le gypse et tout ça)
Du coup, on ne s'est pas laissés démontés et on a attaqué le pique nique. J'ai dévoré mon sandwich comme si je n'avais rien mangé depuis 8 jours!

Stefan a eu l'excellente idée de sortir une bouteille de vin qui s'est fort bien mariés au saucisson que j'avais pris. En digestif, du Genepix et on était prêts à redescendre.

Avant de partir, nous avons tout de même aperçu un beau troupeau de bouquetins.

Le Glacier de Gebroulaz, et la preuve que j'étais là haut!

Le chef des bouquetins en imposait sévère!


Ils descendent vachement plus vite que nous...

Après 3h30 de descente, nous étions revenus à la voiture.

Même si j'en ai bavé et qu'il a plu, ce fut une superbe balade. A renouveller!