samedi 21 juin 2014

J'ai lu : "Ne lache pas ma main" de Michel Bussi



L'histoire :

Saint-Gilles-les-Bains. Christos, flic de son état, est habitué à se laisser bercer par la douceur de l'île de La Réunion, les effluves de zamal et le rhum bibasse concocté par le barman de l'hôtel Alamanda. Mais Liane vient de disparaître de l'établissement, avec ses bagages. Les traces de sang dans la chambre, sa fuite avec leur fille de six ans, tout accuse le mari, Martial Bellion. Le fugitif semble bien connaître le coin, et sa cavale est ponctuée de cadavres. Une course-poursuite haletante dans la moiteur des tropiques, un slalom vertigineux entre barrages, patrouilles volantes et fantômes du passé...



Mon Avis :


Michel Bussi est devenu depuis "Comme un avion sans elle" l'un des auteurs français les plus lus. Et je fais parti de ces lecteurs qui achète ses livres sans même lire le résumé ou presque. Totalement séduit par son premier opus, j'ai rechuté avec "N'oublier jamais" que j'ai également adoré.


Ici, le schéma de construction est assez similaire aux deux autres opus. A savoir que ce que l'on croit vrai les 3/4 du livre se révèle faux par un twist plutôt bien pensé.


Mais commençons par le commencement. L'essentiel de l'intrigue repose sur 4 personnages : le père et sa fille, la policière chargée de l'enquête et son adjoint, personnage marrant de l'histoire qui apporte une touche d'humour bienvenue dans une intrigue tendue au cordeau. Aucun de ces 4 personnages n'est véritablement fouillé ni travaillé psychologiquement, mais Bussi écrit comme ça, simplement mais efficacement.


Les rebondissements s'enchainent à un tel rythme que j'étais essoufflé comme le héros qui tente à tout prix d'échapper aux policiers lors de cette traque à travers les somptueux paysages de la Réunion.


Le bon gout sucré a toutefois un revers. J'ai dévoré ce livre en 2 jours, et comme après un énorme repas, j'étais content, mais presque écœuré. Sans doute aurais-je du prendre plus le temps de savourer, mais M. Bussi ne m'en a pas laissé le loisir. Et puis bon...un papa avec sa fille, j'ai tremblé, j'ai souffert avec lui, tout en se demandant tout le livre s'il est coupable. Impossible de ne pas penser à mes propres filles!


Que dire de plus? Voilà un excellent roman d'été qui se lit bien, vite et à qui on ne demande rien de plus que cet excellent moment que l'on passe à le lire.



vendredi 20 juin 2014

J'ai lu "Le Cercle" de Bernard Minier



L'histoire :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux... Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d'étudiants réunissant l'élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d'anciennes et terribles blessures et faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Mon Avis :

Deuxième livre de Bernard Minier (pourquoi je ne cesse de chanter dans ma tête "Les chevaliers du zodiaaaaque, s'en vont toujours à l'attaque" dès que je pense à cet auteur??) après Glacé, l'histoire démarre quelques mois après la terrible enquête qui avait mené le commandant Servaz sur les pentes des Pyrénées.

Le premier roman était oppressant, celui ci prend dès le départ le même chemin. Difficile d'en dire plus sans tout dévoiler mais Bernard Minier (Biooooman) joue avec les nerfs du lecteurs et réussi l'exploit de faire oublier au lecteur que l'histoire se déroule à Marsac dans le sud ouest et non pas du côté d'une sombre banlieue de Portland. L'auteur écrit à l'américaine et n'a pas à rougir de la comparaison avec les meilleurs thrillers d'outre Atlantique, utilisant sans vergogne la technique du page-turner qui m'a valu de passer des courtes nuits pour finir les 700 et quelques pages que l'on dévore avec plaisir.

L'intrigue rebondie sans cesse, mais j'ajouterais un bémol : au final le dénouement principal n'est pas à la hauteur de l'excellent début de roman. En effet, 2 intrigues s'imbriquent plus ou moins, et la principale ne semble être là que pour servir de fil conducteur à la 2°. Mais dans ce cas là, il manque du contenu!

Ne boudons pas notre plaisir, Le Cercle reste un excellent roman, et nul doute que je me jetterais sur la suite dès sa sortie en Poche.



jeudi 1 mai 2014

J'ai lu : "On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps" de Patrick Pelloux



L'histoire :

Délaissant momentanément les urgences de nos maux contemporains qui forment son quotidien, le Dr Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l'’époque que l'’époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s'’est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer, au plus près de la vérité clinique et du contexte politico-socioculturel, les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l'’Histoire.

Mon avis :

Manière originale d'aborder l'Histoire, ce livre vite lu (2 jours) se parcours facilement. Le thème, bien que pas très joyeux, est abordé de manière relativement drôle par l'auteur, qui tente de donner un 2° degré aux dernières heures des 30 personnages historiques évoqués dans ce livre.
Jamais trop pointu historiquement parlant ni médicalement parlant, il y a toutefois une foule de détail rendant certaines agonies difficilement imaginables.
Très sympa sans être morbide, le récit nous donne l'occasion de découvrir une autre facette que celle donnée par les livres d'histoire.



lundi 28 avril 2014

J'ai lu "N'oublier Jamais" de Michel Bussi




L'histoire :

Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper et l ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l une des courses d endurance les plus ardues du monde, l Ultra-Trail du Mont-Blanc. Parti s entraîner, ce matin de février, sur la plus haute falaise d Europe, il a d abord remarqué l écharpe rouge accrochée à une clôture ; puis la vision d une femme, incroyablement belle, les yeux rivés aux siens, prête à sauter dans le vide. Ils sont seuls. Le temps est suspendu. Ultime recours, Jamal lui tend l écharpe, mais la femme bascule.
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, Jamal trouve le corps inerte de l inconnue, un filet de sang qui s échappe du crâne. A son cou, l écharpe rouge.
Ceci est la version de Jamal.
La vraie ?

Mon avis :

J'ai pu lire ce roman en avant première (il ne sortira que le 07/05) grâce au site Babelio et aux éditions des Presses de la Cité que je remercie vivement.
Le premier roman de Michel Bussi que j'avais lu (Comme un Avion sans Elle) m'avait déjà beaucoup plu par son rythme rapide, son intrigue à base de faux semblants et ses nombreux retournements de situation.
Ici, l'auteur renouvelle une construction d'histoire en flash back, en tour et détour à travers une histoire où le lecteur ne sait plus qui croire.
Le récit, rédigé à la 1ere personne et dont le narrateur n'est autre que Jamal, le héros, nous donne tout loisir de soupçonner tout le monde et de ne jamais véritablement savoir où est la vérité. En effet, le narrateur étant le principal suspect, nous dit-il toute la vérité?

Ce que j'ai adoré dans ce livre, c'est que le lecteur est plongé dans l'intrigue dès la page 10, pas de temps mort! Et déjà à ce moment, on se dit "Mais c'est quoi cette histoire de fou??" Et plus le récit avance, plus on est dérouté, mais avide de vérité tant l'écriture est simple et fluide. Les mystères s'empilent et les ennuis s'accumulent pour Jamal dont on ne sait jamais vraiment s'il est innocent ou coupable.

Certains reprocheront un manque de profondeur des personnages, mais au final seul le personnage de Jamal est important, et vous verrez pourquoi! Jamal se livre dans son récit et c'est lui que l'on connait le mieux. J'ai vraiment eu le sentiment de partager sa descente aux enfers.

Les nombreux twists de la dernière partie sont plutôt pas mal amené, même si j'avais deviné une part du mystère (la maxime de Sherlock Holmes est toujours utile, je n'en dirais pas plus). La première partie met en place l'histoire, on la dévore. Les autres parties vous entrainent ensuite dans un engrenage de lecture qu'il est difficile d'arrêter. Les chapitres s'enchainent et on veut absolument connaitre la fin. Dur d'éteindre la lumière avec un tel livre!

Merci M. Bussi pour ce roman qui n'a d'autres prétentions que de réussir à être exactement ce que j'attend d'un polar : simple, rythmé, intriguant et bien construit.